Millésime 1685 :

 

Splendeurs de la musique sacrée

 

 

Dimanche 30 mars à 17h 

 

Eglise Saint-Maximin 

68, rue Mazelle - Metz  

 

Ensemble Vox Luminis

Tarif normal : 10 €   Tarif étudiant : 5 €

Parkings conseillés  : Coislin ou Mazelle (0,50 € la soirée)

 

 

Vox Luminis 16

 

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Direction artistique :  Lionel Meunier

 

 

JLM11 

Au programme 

 

Domenico Scarlatti : Te Deum

Johann Ludwig Bach : Das ist meine Freude 

Johann Christoph Bach : Der Mensch vom Weibe geboren

Jean-Sébastien Bach : Jesu meine Freude  BWV 227

 

Pause

 

Domenico Scarlatti : Stabat Mater

            

A travers deux sommets de l’œuvre chorale occidentale - le gigantesque motet funèbre de J. S. Bach et l’une des plus célèbres compositions religieuses de D. Scarlatti - Millésime 1685 rend hommage à ces deux immenses compositeurs nés la même année. Ce programme généreux et d’une redoutable difficulté, complété de deux œuvres de la famille Bach est une magnifique illustration de l’art polyphonique à l’apogée du baroque.

Durée : 1h30

 

J.S. Bach, motet : Jesu meine Freude (pour écouter un extrait)

D. Scarlatti : Te Deum et Stabat Mater 

 

 

 

L’ensemble Vox Luminis, un des ensembles les plus en vue du moment voit le jour en 2004 à l'occasion d'un concert donné à Namur (Belgique). Dès le départ, l'ensemble se définit comme un groupe à géométrie variable composé de voix solistes, d’un continuo et d’instrumentistes additionnels suivant les besoins. Les membres de l'ensemble sont, dans leur grande majorité, passé par le creuset vivifiant d'un des principaux centres européens de musique ancienne: le Conservatoire Royal de musique de La Haye. C'est depuis cette ville que Vox Luminis déploie tout d'abord ses activités avant de se fixer définitivement à Namur à partir de 2009.

Fort de la stabilité et de la cohésion de son effectif depuis sa création, l'ensemble impressionne et séduit, tant par la personnalité qui émane de chaque timbre, que par la cohésion dans l'équilibre et l'homogénéité des voix qui se fondent en une couleur commune. Vox Luminis se caractérise aussi par l'enthousiasme de ses membres à partager leur passion de la musique ancienne avec le public. L'ensemble se consacre essentiellement au répertoire italien et allemand du seizième au dix-huitième siècle. 

Depuis sa création, Vox Luminis s’est produit dans de nombreux festivals en Belgique, France, Croatie et Pays-Bas et notamment au festival d’Ambronay, aux Rencontres Musicales de Vézelay, au festival de Saint-Michel en Thiérarche, au Juillet Musical de Saint-Hubert, aux Nuits de septembre de Liège, au festival de Stavelot, au Midsummer festival d’Hardelot, à l’Automne Musical de Spa, au festival Bach en Combrailles..

 

Vox Luminis enregistre en exclusivité pour le label belge Ricercar. Pour celui-ci l’ensemble a enregistré le Stabat Mater à 10 voix de Domenico Scarlatti, les Sacrae Cantiones de Samuel Scheidt et les Musicalische Exequien de Heinrich Schütz, dernier opus sorti en mai 2011. Ces Cds ont été acclamés par la critique internationale et ont reçu de nombreux prix comme le Diapason d’Or de Diapason, l’ « Editor’s Choice » de Gramophone, le « Preis der Deutschen Schallplatten Kritik, le « Choc » de Classica, le « Joker » de Crescendo, le « Coup de Cœur » de l’Académie Charles Cros ou la « Muse d’or » de Muse Baroque. Le dernier CD de Vox Luminis, consacré à Schütz, a fait l’unanimité de la critique internationale. Cette unanimité s’est notamment concrétisée par un prestigieux International Classical Music Award, un Diapason d’or en France et le prix Caecilia de la presse musicale belge.

L'ensemble Vox Luminis est reconnu par la Communauté Française Wallonie Bruxelles de Belgique et les Tournées Art et Vie.

 

 

 

Dans la presse


"L'effectif du jeune ensemble Vox Luminis donne de ces œuvres aux styles contrastés mais toutes tournées vers le passé (de l'époque), des interprétations raffinées et éloquentes, portées par des voix très justes, aux timbres corsés mais capables de se fondre en une couleur commune."
Martine Dumont - La Libre Belgique, disque de la semaine


Mère de douleur et de beauté
Domenico Scarlatti (1685-1757) ne fut pas seulement le génial compositeur de sonates pour clavier qui fait les beaux soirs des récitals de clavecin ou de piano, mais également l’auteur d’un foisonnant catalogue d’œuvres sacrées dont un Stabat Mater à dix voix et basse continue, pièce littéralement stupéfiante.
Le tout jeune ensemble Vox Luminis (fondé à Namur en 2004) propose sous le label Ricercar une version très convaincante de ce chef-d’œuvre. Enregistrées avec clarté et brillant, les voix sont fraîches (sopranos angéliques) mais pleines de personnalité et leur virtuosité solide fait éclater la polyphonie enivrante de l’écriture de Scarlatti. Pour autant, le pathétique du thème - la douleur de la Vierge au pied de la Croix – n’est jamais sacrifié au profit d’un vain décorum esthétique. Pour compléter ce programme Scarlatti, son jubilatoire Te Deum pour deux chœurs, un Miserere poignant et une page plus connue peut-être, le Salve Regina pour soprano soliste. Un disque tout de ferveur et de charme. 
Emmanuelle Giuliani - La Croix - www.la-croix.com

 

"...L'intelligence de Vox Luminis est de faire sentir que sur l'invention de Scarlatti pèse le vieux style contrapuntique qu'un siècle plus tard, Mozart et Grétry allaient apprendre du Padre Martini."
Franck Langlois, Le Monde de la Musique, disque ****


"Vox Luminis fait preuve de précision dans les attaques et d'un très bel équilibre des parties avec des voix qui se fondent imperceptiblement entre elles. La version de Rinaldo Alessandrini (opus 111) était peut-être plus vive, mais ne possède pas l'admirable clarté de cet enregistrement, qui ne sacrifie pas pour autant tout dynamisme à la musicalité...
Vox Luminis y exprime les mêmes qualités, à savoir un continuo discret et complice, une prévalence des voix et des effets de volume parfaitement contrôlés qui confèrent une grande lisibilité aux pièces. Les timbres des chanteurs sont tout à fait adéquats pour la musique d'église : voix claires, sans vibrato, rompues aux mélismes et arabesques baroques (qui conviendraient aux sensibles cantates de Bach mais pas aux pyrotechnies haendeliennes). Cette lecture possède une douceur ouatée et limpide et dégage une impression apaisante...Un disque intime et complice, qui préfère l'humilité d'une petite chapelle aux ors des cathédrales."
Alexandre, Muse Baroque, disque Muse d'Or


"...on se laisse porter par la musique. Les chanteurs lui donnent des couleurs éclatantes, et l’oreille s’habitue fort bien aux nombreux passages a capella. Les réminiscences de la musique de la renaissance remontent de fort belle manière dans ces œuvres certes courtes mais intenses. L’interprétation lumineuse et toute intériorisée de l’ensemble Vox Luminis emmène l’auditeur entre terre et ciel...
Ce disque contribue donc grandement à sortir cette musique de l’oubli où elle est fort injustement tombée, car Domenico Scarlatti ne devrait pas être réduit au seul compositeur des 555 sonates pour clavier, et son répertoire d’œuvres sacrées mérite de revenir à la place qui lui revient. Il a intégré sans difficulté les legs de la période renaissance en utilisant avec beaucoup d’intelligence les techniques de son temps.
Nous ne négligerons donc pas ce très bel enregistrement que nous propose Vox Luminis." 
Hélène Biard - Classiqueinfo-disque.com


"Le déroulement sans contrastes appuyés de manière inopportune sublime le climat de paix et de calme ferveur qui se dégage à l’audition de cette œuvre empreinte de douceur arcadienne. La plénitude domine la passion dans une lecture attachée davantage au dessin d’une composition ordonnée selon les
principes d’harmonie plutôt qu’aux variations de lumière synonymes de tension. Cet équilibre cerne avec d’autant plus de sérénité une inspiration mélodique incomparable de grâce, de fraîcheur et de nobles élans.
L’Ensemble Vox Luminis a cette forme d’humilité qui lui permet d’appréhender tous les détails d’une construction si subtile. L’intériorité de son interprétation découvre l’édifice traversé par une lumière se révélant à nous dans un mouvement confiant. Les œuvres accompagnant le Stabat Mater sur cet enregistrement incarnent par leurs différences de facture les contradictions dont se nourrit l’âge baroque... Cet enregistrement se distingue par une interprétation dont le goût, la maturité et l'absence de recherche d'effets feront les délices de l'amateur éclairé."
Pascal Edeline, Resmusica.com

 

 

Magazine Crescendo - Avril / Mai 2008 - 9/10
"...Le chœur Vox Luminis opte pour une distribution soliste (un chanteur par partie). L'interprétation est soignée, l'équilibre vocal impeccable. La Basse continue (orgue, théorbe et basse de viole) souligne la beauté de l'ensemble, sincère et chaleureux. Le Te Deum en particulier est marqué par quelques merveilleux élans d'enthousiasme; tout au plus pourra-t-on regretter que l'opposition des deux chœurs n'ait pas été davantage appuyée. Le Stabat est auréolé de piété. Sans doute eût-il été possible de lui conférer quelques accents plus affligés. Le présent enregistrement prend le parti intelligent de séparer chacune des quatre compositions sacrées par une Sonate jouée non au clavecin mais à l'orgue, rappelant ainsi les auditeurs au recueillement après les pompes du Te Deum et de l'"Amen" final du Stabat. Si aucune œuvre pour orgue de Domenico Scarlatti n'a pu être identifiée à ce jour, il y a tout lieu de penser qu'il en écrivit à ses heures. L'expérience ici réalisée démontre à quel point certaines de ses Sonates pour clavecin peuvent trouver avec bonheur leur réalisation sur l'instrument à tuyaux! L'orgue emmené de mains de maître par Anne Nissinen bénéficie de l'admirable acoustique de l'Abbaye de Maredsous." 
Olivier Vrins